FICHE EN RECONSTRUCTION
De tout et de rien, la vie est un joyeux bazar hétéroclite !
Un petit tour chez
cette incroyable personne, sa petite fiche en mutation permanente est remplie de belles choses pour le plaisir des yeux et des pensées, un voyage que je vous conseille...
MORRIGAN(Dragon Age) IS MY LIFE — aussi : SEBILLE (Divinity Original Sin 2). J'ai comme un type de femmes, dans la fiction...
• Jeux Vidéo•
Susmentionnés : Dragon Age (Origins, II, Inquisition, Veilguard), Divinity Original Sin 2, Greedfall, Kena: Bridge of Spirits, Skyrim, Assassins' Creed, The Witcher, The Wayhaven Chronicles...c'est un monde que j'ai découvert assez tard, en 2018, avec Dragon Age. Mille émotions d'une intensité insoupçonnée, sans doute est-ce pourquoi ils sont si addictifs...
Il y a avec la fiction quelque chose qui me fait l'apprécier plus que de raison, j'oserais dire la vénérer, c'est qu'elle agit telle une sorte d'exhausteur de vie, d'émotions, on les ressent puissance mille, tel qu'on ne le fera probablement jamais dans la vie réelle, l'empathie est décuplée et par conséquent la douleur, on a ce détachement et cette proximité parallèles qui font qu'on peut s'identifier aux personnages, s'y perdre, faire le plein de sensations surpuissantes et hors-les-mots.
C'est magnifique et c'est ce qui me fait craindre la fin au-delà de l'exprimable parce que, qu'il s'agisse d'un jeu, d'un film ou d'une série, d'un livre — mais dans la réalité, c'est le même problème... — sans le vouloir, elle me fait me sentir orphelin, et ouvre sur la question : "Et après ?" qui a pour moi quelque chose d'insoutenable, qui contient en elle un déchirement analogue à celui des aurevoirs, des séparations, comme des fragments de nous qu'e l'on éparpille un peu partout faute de pouvoir les contenir tous, et qui nous contraignent à avancer dans le Néant qui se propage, des béances, celles justement qu'il faut combler.
Chaque fois, il s'agit de savoir s'il faut se jeter à âme perdue dans une nouvelle obsession pour ne pas rester vide trop longtemps ou s'il faut on contraire attendre et profiter de ces moments de latence, se noyer un peu comme pour purifier ses poumons et laisser l'apaisement s'opérer, respirer les dernières odeurs qui s'effacent tout en sachant qu'on ne ressentira jamais plus exactement ces senteurs là, la beauté et le douleur de la première fois que l'on ne peut que partiellement revisiter lorsque la nostalgie nous tient, mais jamais à l'identique dans le présent.
Alors, pour faire perdurer le plaisir, commence la consommation de fanarts, fanfiction et tout contenu quel qu'il soit, de l'angst et des whumperflies en perfusion et à profusion pour que se tutoient la douleur et la douceur dans un ballet intime et profond, une occasion de découvrir le talent et la créativité de nos camarades d'infortune qui partagent avec nous les joies du fandom et nous donnent la possibilité d'entrevoir un morceau de leur âme et de leur génie.
• Séries•
ARCANE (que je vous conseille vivement si vous ne l'avez pas vue), Downton Abbey (idem), Dragon Age: Absolution, Avatar: The Last Airbender, Wednesday, Outlander, The Witcher (Henri Cavill !), Grey's Anatomy...
Je ne suis pas trop séries, trop chronophage, trop grosse impression de chute libre lorsqu'elles se terminent car elle nous volent avec beauté notre foyer pour le faire leur, le temps d'une parenthèse trop longue pour être complètement ignorée lorsqu'elles se terminent.
• Films•
Ghibli (Le château dans le ciel, c'est celui de mon enfance, la nostalgie m'y ramène bien souvent, mais je les aime tous, ils me font voyager dans un univers magique aux empreintes de douceurs et de drames...), L'odyssée de Pi, Avatar, Koyla (et les autres films bollywoodiens de Madhuri Dixit, sur qui j'ai fait une fixette aux alentours de 2013),
• Livres•
La Montagne Magique (exploration du passage du temps, de la philosphie, que je vous recommande...), La Recherche du Temps Perdu, L'intégrale de Lovecraft, Love Letters to the Dead, Le Grand Meaulne, Home Body et Milk and Honey, Les FLeurs du Mal, L'îles des Oubliés, Les Enfants du Désastre (Au-revoir Là-Haut, Couleurs de l'Incendie, Miroir de Nos Peines), Le Chant d'Achilles..
• Ecriture•
A mes heures perdues, je dessine, mais surtout j'écris, des fanfictions sur Dragon Age, des textes exutoires ou des textes sur le temps qui passe, l'amour, l'abandon, et autres sujets divers et variés.
Ecrire est pour moi une façon de tester la portée et les limites de notre langage, des mots tels que nous les connaissons, tels que nous les appréhendons pour nous faire comprendre. J'apprends à en accepter le côté lacunaire et rompeur, car jamais ce que nous disons ne parviendra intact aux oreilles à qui nos paroles sont destinées, rien n'est jamais dénué d'interprétation et, en un sens, mettre des mots sur les choses les bornent à un cadre duquel elles dépassent de manière aléatoire, ineffable, distante et si proche à la fois. Tant de choses nous échappent...
"Les expériences humaines se heurtent souvent aux limites du langage." — Ava Dellaira, Love Letters to The Dead.
Je m'adonne à la poésie depuis quelques mois, si cela vous intéresse, je partage avec vous quelques poèmes ci-après. Sait-on jamais, peut-être cela parlera-t-il à une âme égarée comme la mienne...
Tu as de la suie sur le visage
Le crépuscule t'a baptisé,
Et le loup rôdant dans les parages
Sous ton règne fut paralysé.
Tu as jeté sur toute ma vie
Un voile si doux et protecteur,
Moi, je suis ce loup qui dort (candeur !)
A tes pieds, tout couvert de suie.
Au moment de dormir, je n'entrevois que toi,
Sur le pont des soupirs, suis le son de ta voix
Qui me murmure un chant que je ne connais pas,
Ô toi, mon doux amant, j'en sauterai pour toi.
Et, sa surface ondulée, l'eau m'avalera,
Ma mort prématurée, seule, signalera,
Et ton si beau visage en moi sera gravé,
A travers les âges, jamais ne l'oublierai.
Je sais que tu m'aimes, mais ne peux me sauver,
Ne m'êmpêche' pas de plonger, je suis résigné
A faire au grand jour éclater ma vérité :
Je dois demain mourir, afin de mieux t'aimer.
Sur les pics, la neige fondra,
Et alors, de celui que j'aime,
La petite main je prendrai,
Et avec lui je resterai.
Dans le parc, la fleur s'ouvrira,
Et alors, à celui que j'aime,
Ma petite main je tendrai,
Et avec lui je partirai.
Sous les ponts, l'onde coulera,
Et alors, celui qui ne m'aime,
Que pour toujours je chérirai,
"Partez"; je lui intimerai.
La flamme lentement mourra,
Et alors, pour tous ceux que j'aime,
De la leur je retirerai
Ma main et, seul, je m'en irai.
Le long des récifs blancs de mes côtes se brisent
Les vagues de ses doigts qui dansent sous la bise,
Là-bas, sur la grève, sa main dans mes cheveux,
Ses lèvres tendres sur mon cou secouent les cieux
Et leurs dieux.
Mon corail dans mes mains, je le lui ai offert
Paumes ouvertes, pitié, qu'il le fasse taire,
Qu'il le jette dans le maelstrom de mes heures
Perdues, un baiser sur ma bouche, ce malheur
En son coeur.
La tête sous l'onde claire, il m'a capturé,
Remuant, gigotant, dans ses mortels filets,
C'est ainsi que je l'aime, lorsqu'il me renie,
Alors se noie l'amour dans l'écume des nuits
Et ma vie.
Dans le fleuve des soupirs se noient mes désillusions,
Qui n'ont s prédire l'avenir au cours des saisons,
Qui passaient de temps en temps comme un voile sur le monde,
Des voix emplies du Néant, qui nous venaient d'outre-tombe.
J'en oublie les éclats de rire dans notre maison,
Nostalgie se fait ire de mes bêtes illusions,
D'un passé toujours absent, flanqué de sa croix immonde,
Que j'ai dû porter longtemps, c'est la tâche qui m'incombe.
A l'aune des mes souvenirs j'ai perdu la raison,
Venus près de moi mourir, usurper mes sensations,
Ils sont partis un moment se fondre dans la claire onde,
Ne reviendront pas avant que la brume ne retombe.
Je cherche à te rejoindre en ton temple perdu,
Dans les broussailles de tes confins inconnus,
Où j'aimerais errer jusqu'à te mettre à nu.
Dans les coins de mon âme' tu as vagabondé,
Je t'ai donné la clef, pensant t'y retrouver,
Qu'ai-je de plus précieux que ta tendre amitié ?
Je ne puis plus prétendre à ma part d'allégresse,
L'affection, la tendresse je ne puis plus attendre,
Ni ne puis-je' plus entendre' les hurlements de liesse,
Si sentir les caresses' de ses mains les plus tendres.
S'envolent' les souvenirs de ma prime jeunesse,
De la délicatesse' s'échappent' les premiers rires,
Incapable' d'advenir, le temps de la tendresse
S'efface' par politesse dans un dernier sourire.
Je te vois, tu m'attire', et toute ma détresse
S'évapore, vengeresse, en un ultime' soupir,
Faisant place au désir de la sublime ivresse.
Je sais bien que m'éprendre ainsi de mes faiblesses
Fait taire la poétesse' qui tente de comprendre,
Et qui jette mes cendres' du haut d'ma forteresse.
Il faut toute une vie afin que je comprenne,
Ces sentiments bénis sont offerts pour étrennes,
Toute une éternité pour apprendre à t'aimer.
Faisons trembler la mer pour qu'enfin mon cœur tangue,
Et j'ai ce goût amer en dedans de ma langue,
Qui remue ciel et terre derrière' ma peau exsangue.
Je t'aime à en crever, et cela me bousille,
Apprendre à exister, à vaincre la faucille,
De ces démons qui hurlent' que je n'suis rien pour toi,
Et qui, pris dans la burle, me font porter ma croix.
J'aimais je n'cesserai de te chérir ainsi,
Comme' le premier essai d'émotions infinie,
Telles' la brise, les marées, toujours tu reviendras,
Au creux de mes pensées, toujours tu t'échoueras.
Je ne fais pas le poids face à la poésie,
Facétieuse' tragédie, elle' file entre mes doigts,
Echappe à tous mes mots, esquive mon regard
Dans le matin blafard, en un dernier écho.
Nathael, la boule de suie spectrale...
(Merci de ne pas reposter je ne sais où.)
Si vous êtes arrivé.e jusqu'ici et avez eu le courage de lire ces pérégrinations de l'esprit, et mes tentatives titubantes de poésie, de qualité variable et questionnable, je vous en remercie sincèrement, et vous souhaite une bonne journée, soirée ou nuit.
Si vous voulez discuter de tout et de rien, car la vie est un joyeux bazar hétéroclite, venez en MP, ce sera avec grand plaisir que je vous y recevrais.