L'absence habitée
Le monde continue de tourner au-dehors,
Mais chez nous, le temps s'est arrêté net.
Depuis que ton Coeur a cessé l'effort,
Chaque pièce murmure une chanson discrète.
La vie me paraît si vide et si lourde,
Sans ta mains dans la mienne pour me guider.
Face à mon chagrin, la Maison reste sourde,
Et j'apprends malgré moi à devoir subsister.
Tu n'es plus là où tu étais avant,
Mais tu es partout où je regarde encore.
Dans le souffle léger d'un matin de vent,
Dans les ombres douces du premier canardeau.
Je marche blessée dans ce grand univers,
Cherchant ton reflet dans chaque souvenir.
La vie est difficile, l'horizon est amer,
Mais ton amour reste mon seul point de mire.